09.07.2008
Europe, forteresse assiégée...
A défaut de trouver de quoi se sustenter dans leur pays, nombreux sont ceux qui décident de quitter leur terre pour les pays occidentaux. La France a choisi de placer la lutte contre l'immigration au coeur des discussions européennes des six prochains mois. Durcissement des conditions d'entrée, harmonisation des législations, harmonisation des moyens de lutte, les pays européens n'en oublient-ils pas d'agir à la source ? Le réchauffement climatique et la diminution des ressources alimentaires pourraient bien transformer l'Europe en une forteresse de plus en plus assiégée.
21:05 Publié dans Le petit bout de la lorgnette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, santé, nourriture, immigration, sénégal, réchauffement climatique
01.07.2008
Faux bons conseils
Attention aux bons conseils des vendeurs. La preuve avec la peinture acrylique écolabélisée.... 
Je n’ai pas pour habitude de m’épancher sur ma vie privée. Toutefois, j’ai récemment décidé de refaire ma chambre, ou plutôt de me débarrasser du papier peint sordide installé par les précédents occupants des lieux pour recouvrir les murs de peinture. Mais pas n’importe quelle peinture. Une peinture relativement écologique, respectant (toujours relativement) et l’environnement, et ma santé, et mon portefeuille. A première vue, le projet paraît plutôt ambitieux, d’autant qu’en la matière, les vendeurs font preuve d’une certaine mauvaise fois. Un seul guide pour moi, l’écolabel européen, cette fleur ayant pour cœur le sigle européen entourée d’étoiles.
A écumer les grandes chaines de bricolage du coin, je tombe finalement sur un jeune vendeur me proposant de fabriquer sur place la couleur du revêtement de mn choix, disponible sur un énorme nuancier. De la peinture acrylique, il va de soi, à un prix très abordable… « Ce que je cherche, c’est une peinture possédant l’écolabel, et là, je ne le vois pas… » Le vendeur me coupe la parole. « Nous n’avons pas les pots, puisqu’il s’agit de peinture fabriquée à la demande. Nous ne pouvons donc pas posséder le label. Cependant, je vais me renseigner. » Direction le bureau du chef dudit rayon, un expert qui fait autorité dans le milieu du revêtement mural. « Cher Môssieur, m’explique-t-il le torse bombé à la manière d’un matador, toutes les peintures acryliques sont désormais composées d’eau et donc écologiques et par conséquent bien meilleures pour la santé. » Pas bête. Le raisonnement est imparable. Je réprime d’ailleurs en moi une soudaine envie d’aller me plonger dans un bain de peinture acrylique, écolabel ou pas, et pourquoi pas d’en avaler une ou deux gorgées.
Certes, l’eau reste peu dangereuse pour la santé et l’environnement, et encore dans une certaine mesure, mais le problème vient plutôt de ce que l’on met dans l’eau qui sert ici de liant. S’y ajoutent inconditionnellement des solvants plus ou moins sympathiques et des pigments là aussi pas toujours très commodes. Les peintures à l’eau renferment ainsi souvent des éthers de glycol suspectés d’empoisonner le sang et de nuire à la fertilité de l’homme. L’écolabel, je n’en démords pas. Il me faut au moins l’écolabel.
Mis en place en 1992, l’écolabel certifie le respect de critères dictés par les règlements européens 880/92 et 1980/2000 et garantissant un respect avancé de l’environnement. La démarche du producteurs est volontaire, c’est lui qui soumet à l’examen européen son produit, à charge pour lui de respecter le cahier des charges. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il s’agit là du produit le plus écologique et respectueux de la planète existant. Non. Ces produits (du lave vaisselle au matelas en passant par les détergeant) représentent juste une avancée par rapport à d’autres produits conventionnels en vente et le moyen d’utiliser le levier de la consommation pour contraindre les industriels à changer leur processus de fabrication.
20:32 Publié dans Le petit bout de la lorgnette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, santé, écologie, peinture, toxique, bricolage, écolabel
12.06.2008
Femmes en danger !
Il faut souffrir pour être belle… Faut-il pour autant risquer sa vie ?
Mauvaise nouvelle pour les adeptes de colorations. Des chercheurs réunis au sein du programme Interlymph destiné à l’étude épidémiologique génétique et moléculaire du lymphome, a mis en lumière des liens entre l’utilisation de produits de teintures pour cheveux et le développement de lymphomes. L’étude menée auprès de 4461 malades dans sept pays (1) a d’ailleurs fait l’objet d’une publication dans l’American journal of epidemiology, une revue scientifique américaine.
Au regard des résultats publiés, le facteur temps semble là encore jouer un rôle prépondérant dans le développement de la maladie, le lymphome folliculaire. Les coquettes utilisant les teintures capillaires depuis le début des années 1980, où avant 1980 ont ainsi 30% de chances en plus d’être sujettes à ce mal. Pour les nouvelles venues en matière de teintures, c’est-à-dire celle ne se teignant les cheveux que depuis moins de trente ans, le risque apparaît plus élevé lors de l’utilisation de colorations foncées. L’impact sur les employés de salon de coiffure pour exemple, préparant régulièrement ces produits n’est pas précisés. Beaucoup d’études sur la question sont demandées par les spécialistes.
Plus d’une vingtaine de substances chimiques entre dans la composition des teintures. Toutes celles sur lesquelles aucune preuve d’innocuité pour la santé n’a été apportée sont peu à peu retirées. La Commission européenne a ainsi décidé depuis le 20 juillet 2006 d’interdire 22 substances suspectées, et ce, à la suite d’un précédent rapport aux conclusions identiques. Rapport qui avait été contesté par une contre-étude menée par une université espagnole publiée dans une autre revue scientifique, The american medical association.
Les enjeux commerciaux sont énormes, plus de 60% des femmes et 5 à 10% des hommes en Europe, aux Etats-Unis et au Canada, utilisent des teintures capillaires, entre six et huit fois par ans. En 2004, le chiffre d’affaire réalisé dans le domaine des teintures capillaires atteignait 2,6 milliards d’euros, 8% de la valeur que l’industrie des produits cosmétiques européens produit.
(1) Etats-Unis, Espagne, Allemagne, France, Tchéquie, Italie, Irlande.
Le décret de la commission européenne21:05 Publié dans Des nouvelles de Dédé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, santé, écologie, économie, actualité


