07.06.2008

Obèses et pollueurs

Une étonnante étude* publiée par la London school of hygiene and tropical medecine pointe le rôle du surpoids dans le réchauffement climatique.


Les personnes à forte corpulence, autrement dit les gros, pollueraient bien plus que les hommes et femmes ne souffrant pas de surpoids. C’est du moins ce qu’indique l’étude menée par l’Ecole de Londres d’hygiène et de médecine tropicale (LSHTM). La méthode utilisée par les chercheurs est simple : comparer les dépenses énergétiques, notamment de carburant, nécessaire à l’acheminement de la nourriture de deux groupes d’un milliard d’individus : personnes obèses et personne à l’indice corporel normal. Au final, le premier échantillon consommerait indirectement 18% de plus que le second. Et de conclure à l’aide d’une pirouette, qu’en mettant un peu plus en avant les déplacements doux, la quantité de pétrole nécessaire à l’acheminement des denrées diminuerait. L’étude n’indique toutefois pas si un « gros » roulant à vélo possède un impact environnemental moindre qu’un « maigre » se déplaçant en 4x4, ou utilisant régulièrement l’avion, ni quel cheminement intellectuel les scientifiques ont retenu pour arriver à une telle conclusion…


* Transport policy is food policy; Phil Edwards, Ian Roberts; The Lancet - Vol. 371, Issue 9625, 17 May 2008.