02.07.2008
Météo pour 2050
Quel temps fera-t-il chez vous à l'horizon 2050 ? Si la question vous taraude l'esprit, "Science-et-Vie" met à disposition sur son site un simulateur développé par Météo France. Une projection de la pluviométrie, la température, l'ensoleillement, l'humidité des sols presque département par département est disponible selon deux scénari climatiques précis. L'un optimiste, l'autre plus catastrophiste. Un outil qui permet de faire le point sur l'évolution climatique potentielle, ô combien plus complexe que ce que l'on pourrait croire. Pas mal de surprises en perspective.
21:00 Publié dans Climat, chauffe Marcel, chauffe... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, climat, météo, réchauffement climatique, france, politique, simulation
22.06.2008
La Liberté menacée ?
Pour son implication dans la question des OGM, Christian Vélot paie le prix fort, la mise au placard. Quand la mise à mort sociale et professionnelle remplace l’assassinat.
Christian Vélot, enseignant chercheur en génétique moléculaire dérange. La carrière de ce scientifique connu pour son implication sur la question des OGM est en effet au point mort. En septembre dernier, l’homme a appris par courrier que son contrat de recherche ne serait pas renouvelé au sein de l’université Paris-Sud à Orsay. Amputé d’une partie de ses responsabilités, le haut fonctionnaire conserve toutefois sa fonction d’enseignant. Une bien maigre consolation puisque c’est sur le résultat de ses recherches qu’un scientifique universitaire est évalué. Pour protester contre ce qui apparaît pour beaucoup comme un assassinat social, une manifestation de soutien est prévue le 25 juin sur le Campus de la Fac d’Orsay(1).
Cela vous surprendra certainement, mais Christian Vélot n’est absolument pas contre les OGM. Non. Absolument pas. Ce quinquagénaire à la barbe grisonnante, soigneusement taillée, utilise même au quotidien le génie génétique dans le cadre de ses recherches. Il les bidouille, les triture, au point de savoir, lui, de quoi il en retourne de la transgénèse. Non, Christian Vélot s’inquiète tout simplement du manque de recul dont l’homme dispose en matière de culture OGM en champ libre, une toute petite part de ce que sont les OGM. Car les OGM ne se résument pas à quelques plantes sans commun dans l’histoire du règne végétale. Ce sont également des cellules créatrices de protéines utilisées dans la formulation de médicaments, comme l’insuline. On dit alors que les médicaments sont obtenus par protéine recombinante. Retournée donc les boîtes prescrites, un médicament sur six est obtenu par cette technique. Impossible de se passer de cette technique aujourd’hui aux apports sociaux indéniables. Mais dans ce cas, loin d’être une fin en soi, l’OGM est un outil, confiné dans un labo, que l’homme n’ingère pas au quotidien. Pas d’amalgame donc, pour Vélot, ni de mauvaise foi, juste la nécessité de se pencher un peu plus sur la culture OGM à l’air libre, avant de commettre un acte qui pourrait se transformer en catastrophe écologique majeure.
Une position qu’est cependant loin de partager le reste de la communauté scientifique. Du moins, les hautes instances. Depuis ses prises de position en 2006, Christian Vélot apprend au quotidien ce qu’il en coûte de vouloir tout simplement poser le débat et de donner à chacun les armes pour pleinement réfléchir sur la question. Un débat que certains espéraient peut-être confisquer. Les premières remarques désobligeantes, l’habillant de honte pour la communauté scientifique ont glissé sur lui. Les disparitions de reliquats de budget, suppressions de thésards au labo ont précédé les demandes d’abandon de locaux, puis enfin l’assassinat professionnel.
L’enjeu n’est finalement pas de savoir si les OGM doivent être cultivés ou non en plein champ. La question est ici de savoir, s’il est encore possible pour chacun de nous d’exprimer ses opinions, et ce, quelle qu’elles soient , sans crainte de pressions ou de répression. De tenir son rôle de citoyen et de verser au débat des éléments peut-être déterminants. C’était d’ailleurs l’une des demandes du Grenelle de l’environnement, protéger les « lanceurs d’alerte ». Etrange, la démocratie serait-elle devenue cannibale pour que ceux qui la protège soit au menu de ses festins ?
(1) Rendez-vous, au Campus de la Fac d’Orsay (Essonne) à 10h30 et 15h place Edmond Rostand pour une marche vers le Ministère de la Recherche.
Pour en savoir plus :
19:35 Publié dans Le Grenelle, mythes et histoires... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, environnement, écologie, liberté, politique, christian vélot, assassinat
Lanceur d'alertes
Pour son implication dans la question des OGM, Christian Vélot paie le prix fort, la mise au placard. Quand la mise à mort sociale et professionnelle remplace l’assassinat des lanceurs d'alertes.
Christian Vélot, enseignant chercheur en génétique moléculaire dérange. La carrière de ce scientifique connu pour son implication sur la question des OGM est en effet au point mort. En septembre dernier, l’homme a appris par courrier que son contrat de recherche ne serait pas renouvelé au sein de l’université Paris-Sud à Orsay. Amputé d’une partie de ses responsabilités, le haut fonctionnaire conserve toutefois sa fonction d’enseignant. Une bien maigre consolation puisque c’est sur le résultat de ses recherches qu’un scientifique universitaire est évalué. Pour protester contre ce qui apparaît pour beaucoup comme un assassinat social, une manifestation de soutien est prévue le 25 juin sur le Campus de la Fac d’Orsay (1).
Cela vous surprendra certainement, mais Christian Vélot n’est absolument pas contre les OGM. Non. Absolument pas. Ce quinquagénaire à la barbe grisonnante, soigneusement taillée, utilise même au quotidien le génie génétique dans le cadre de ses recherches. Il bidouille, triture, au point de savoir, lui, de quoi il en retourne de la transgénèse. Non, Christian Vélot s’inquiète tout simplement du manque de recul dont l’homme dispose en matière de culture OGM en champ libre, une toute petite part de ce que sont finalement les OGM. Car les OGM ne se résument pas à quelques plantes sans commun dans l’histoire du règne végétale. Ce sont également des cellules créatrices de protéines utilisées dans la formulation de médicaments, comme l’insuline. On dit alors que les médicaments sont obtenus par protéine recombinante. Retournez donc les boîtes prescrites, un médicament sur six est obtenu par cette technique. Mais dans ce cas, loin d’être une fin en soi, l’OGM est un outil, confiné dans un labo, que l’homme n’ingère pas au quotidien. Pas d’amalgame donc pour Vélot, ni de mauvaise foi, juste la nécessité de se pencher un peu plus sur la culture OGM à l’air libre, avant de commettre un acte qui pourrait se transformer en catastrophe écologique majeure.
Une position qu’est cependant loin de partager le reste de la communauté scientifique. Du moins, les hautes instances. Depuis le début de son intervention en 2006, Christian Vélot apprend au quotidien ce qu’il en coûte de vouloir tout simplement poser le débat et de donner à chacun les armes pour pleinement réfléchir sur la question. Un débat que certains espéraient peut-être confisquer. Les premières remarques désobligeantes, l’habillant de honte pour la communauté scientifique ont glissé sur lui. Les disparitions de reliquats de budget, suppressions de thésards au labo ont précédé les demandes d’abandon de locaux, puis enfin l’assassinat professionnel.
L’enjeu n’est finalement pas de savoir si les OGM doivent être cultivés ou non en plein champ. La question est ici de savoir, s’il est encore possible pour chacun de nous d’exprimer ses opinions, et ce, quelle qu’elles soient , sans crainte de pressions. De tenir son rôle de citoyen et de verser au débat des éléments peut-être déterminants. C’était d’ailleurs l’une des demandes du Grenelle de l’environnement, protéger les « lanceurs d’alerte ». Etrange, la démocratie serait-elle devenue cannibale pour que ceux qui la protège soit au menu de ses festins ?
(1) Rendez-vous, au Campus de la Fac d’Orsay (Essonne) à 10h30 et 15h place Edmond Rostand vers le Ministère de la Recherche.
Pour en savoir plus : Christian Vélot sur Blogterrestre
19:35 Publié dans Le petit bout de la lorgnette | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, ogm, christian vélot, lanceur d'alerte, politique, soutien
16.06.2008
OGM social
Quelle devrait être la fonction de l'OGM ? Le rapport de force entre pro et anti OGM va t-il se durcir ? Peut-on encore dire non aux OGM ? L'enseignant chercheur, Christian Vélot aborde ces questions avec Blogterrestre. L'homme passionné et passionnant dépasse le débat sur la culture des OGM en plein champ pour introduire la notion d'OGM social.
23:20 Publié dans Le petit bout de la lorgnette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, politique, environnement, génétique, christian vélot, agriculture, élevage
10.06.2008
Le Grenelle expliqué aux parents (Chapitre second)
Tout le monde en a bien évidemment entendu parler. Il est pourtant parfois difficile de détailler et comprendre le fonctionnement du fameux Grenelle de l'environnement.
Comment ça marche ?
Le 18 mai 2007, la concrétisation de l’annonce faite quelques mois plus tôt, du moins en terme de discussions, est annoncée par Alain Juppé, alors ministre de l’Ecologie et du développement durable. Six groupes constitués de quarante membres sont créés. A chacun son thème : biodiversité et ressources naturelles, changements climatiques, environnement et santé, production et consommation, gouvernance et éducation, enfin compétitivité et emploi. Pour le moins d’actualité, les OGM et la gestion des déchets nécessitent la constitution de deux groupes supplémentaires. Chaque groupe est divisé à son tour en ateliers qui auront pour mission de partager, rassembler et fédérer les idées proposées, au cours de quatre réunions. (Quelques uns, plus gourmands que les autres pousseront le vice de ces rendez-vous à cinq ou six). Une fois fédérées, les propositions font l’objet d’un nouveau débat au sein de chaque groupe.
Suit alors une phase de débat public étendue à toute la France, si, si, par le biais de réunions et débats régionaux, ainsi qu’une grande participation internet. Chacun peut alors, en toute logique, faire part de ses réflexions, interrogations, et préoccupations au sujet du Grenelle.
Une fois ces informations remontées, une phase de tables rondes fédérant l’ensemble des propositions retenues est mise en place. Les conclusions de celle-ci seront livrées à la fin du mois d’octobre 2007.
Et au quotidien ?
S’il faut encore que le Grenelle passe officiellement devant l’Assemblée, et malgré l’existence de quelques doutes sur la portée réelle du Grenelle,( voir http://blogterrestre.hautetfort.com/archive/2008/06/06/qu... ), un avant-goûts des mesures restantes sont peu à peu mises en place. Le système de bonus / malus écologiques pour les automobiles en est l’exemple. L’actuel ministre de l’Ecologie et du développement durable, Jean-Louis Borloo vient d’ailleurs d’annoncer l’étendue de cette mesure à 20 produits de la vie quotidienne. Le Grenelle devrait mettre en place 33 grands chantiers autour de la question environnementale. J’ai bien dit « devrait ».
Pour aller plus loin :
http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environne... (le site officiel…)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grenelle_de_l'environnement<... (Avec tout plein de liens sur les documents complémentaires)
http://www.contre-grenelle.org/ (Des dissidents)
http://www.lalliance.fr/ (Nuances…)
19:36 Publié dans Le Grenelle, mythes et histoires... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, politique, réchauffement climatique, protection de l'environnement, grenelle, parents
09.06.2008
Le Grenelle expliqué aux parents (Chapitre premier)
« Dis moman, c’est quoi le Grenelle de l’environnement ? ». La mère fronça les traits de maquillages qui lui servaient de sourcils, avant de secouer frénétiquement la fillette par la main. « Cela suffit maintenant. Tu ne parles pas comme ça dans la rue, ni ailleurs d’ailleurs… » C’est vrai, le Grenelle de l’Environnement n’a rien de très sexy à priori et peut paraître austère. Pourtant derrière ce terme fleurant bon la politique et la crispation des méninges se cache un mouvement impulsé au début de l’année 2007 et dont l’objectif sur le papier reste ambitieux : adapter le fonctionnement du pays aux changements climatiques et à la préservation de l’environnement.
Pourquoi appelle-t-on le Grenelle de l’environnement, le Grenelle de l’environnement ?
Désormais, le terme de « Grenelle » désigne les discussions rassemblant autour d’un même enjeu les forces dites vives de la nation : syndicats, politiques, patrons, certes, mais également membres actifs d’associations, spécialistes en tout genre, représentants des consommateurs de tout genre, force de l’ordre au bon genre… . L’origine des « Grenelles » remonte à 1968 et aux accords passés, et non signés, entre des représentants du gouvernement Georges Pompidou, alors premier ministre, les syndicats et les organisations patronales, (le 25 et 26 mai). Les négociations eurent lieu rue de Grenelle, une rue parisienne où se situe le ministère du travail. Le mot s’applique désormais aux sujets dont l’enjeu est si important qu’il se doit de prendre en compte et de fédérer l’avis de l’ensemble, et ce, pour mieux mettre en marche un changement profond de la société. Aujourd’hui chacun semble réclamer son Grenelle.
Le Grenelle de l’environnement, « qu’est-ce c’est » ?
Sur le principe du Grenelle de 1968, le tout frais président de la République, Nicolas Sarkozy va lancer l’idée du Grenelle de l’environnement (début 2007). Ce dernier saisi la sensibilité des Français sur les questions touchant à la protection de la planète, et compte bien l’exploiter. L’idée officielle est simple : trouver un consensus entre des acteurs aux intérêts divergents pour impulser l’adaptation du mode de développement de la société française aux enjeux environnementaux (préservation des ressources naturelles, lutte contre le réchauffement climatique…). En d’autres termes, comment faire pour conserver, à peu près, notre mode de vie actuel malgré les changements climatiques, comment concilier croissance économique et protection de l’environnement.
19:29 Publié dans Le Grenelle, mythes et histoires... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, réchauffement climatique, politique, parents, protection de l'environnement
08.06.2008
Effrayant
Le reportage est tout simplement effrayant. Une nouvelle fois, la firme dont il est question inquiète par sa stratégie commerciale. Cette fois-ci, il est question de breveter des séquences de gènes du porc. Hors, ces gènes jouent sur la corpulence du porc et sont surtout présents dans la plupart des génomes porcins. Pour entreprendre un élevage, même à petite échelle, il faudrait alors payer des royaties...
Le liens directe : http://www.dailymotion.com/relevance/search/brevet%2Bsur%...
Liens vers le blog ayant publié l'info : http://encartusienne.hautetfort.com/
11:42 Publié dans Des nouvelles de Dédé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mosanto, écologie, politique, brevet, porc
06.06.2008
Qui veut tuer le Grenelle ?
Le projet était ambitieux. Pourtant, les voix quant à la portée réelle du Grenelle de l’environnement se font entendre. Dernier en date, Nicolas Hulot et sa fondation, qui dans un document publié hier (jeudi 5 juin), compare les engagements pris à l’issu du processus de concertation mené pendant sept mois et leur traduction dans le projet de la loi de programmation. De la théorie à la pratique, le Grenelle de l’environnement pourrait bien ne pas tenir ses promesses.
Disparitions inexpliquées
Des 273 engagements pris à l’issu des tables rondes, la loi de programmation n’en aura retenu qu’une traduction timorée. Pire, dans certains cas, des principes forts ont disparu. Tant et si bien que l’on est en droit de se demander si la montagne n’accouchera-t-elle pas d’une souris ? Le Grenelle avait ainsi proposé la création d’une « trame verte et bleu », comprenez un corridor écologique prioritaire sur les réalisations urbaines et le développement des infrastructures. L’objectif est simple, offrir une continuité des espaces naturelles pour endiguer l’appauvrissement génétique des populations végétales et animales isolées, tout en luttant contre l’érosion des écosystèmes par l’urbanisation. Désormais, c’est à la société de composer avec les contraintes environnementales et non plus à l’écosystème de composer avec les contraintes humaines. On dit alors que la trame bleu et verte est opposable aux grands projets d’infrastructures. Un principe fondamental dans la préservation de la biodiversité qui risque tout simplement de disparaître. La France s’est pourtant engagée devant l’Union européenne à stopper l’érosion de sa biodiversité avant 2010… Autre mesure phare éludée par le législateur, la création d’une taxe, la Contribution Climat Energie (CCE), destinée à taxer dans le domaine de la construction et du transport les produits les plus consommateurs de CO2. Les études sur la question, prévues pour le printemps 2008 n’ont toujours pas commencé et pourraient être repoussées à la fin de l’année.
Rendez-vous manqué...
Le retard, c’est aussi cela qui inquiète la FNH. La loi de programmation qui donne son statut juridique à un projet, pourrait être elle aussi renvoyée à l’automne prochain. « Il aura donc fallu près d’un an pour traduire dans la loi les conclusions des tables rondes d’octobre 2007 qui reflétaient, pourtant, un consensus parmi les acteurs sur la direction à prendre. L’adoption de la loi en juin donnerait un signal positif à nos partenaires européens, à la veille de la présidence française de l’Union européenne », explique Nicolas Hulot, dans ce document. D’autant plus, que la loi de programmation doit être obligatoirement suivie de lois d’application pour rendre le texte applicable au quotidien. Faute de quoi, le texte resterait alors transparent. Dans le cas précis, c’est ainsi tout le calendrier qui pourrait être décalé alors que la situation climatique nécessite, d’avis de nombreux experts, notamment du GIEC (groupement intergouvernemental d’experts du climat), une action preste. Le calendrier, le bas blesse justement là encore, les étapes de mise en place des objectifs n’étant pas toujours précisées.
A qui profite le crime ?
Le nerf de la guerre, c’est l’argent, un adage d’autant plus juste que le flou règne sur les moyens de financement du Grenelle. Sur ce point, l’idée d’attribuer une partie des aides de la Politique agricole commune (PAC) a été suspendue à fin 2008. Sans fonds pour mettre en œuvre le Grenelle, le mouvement impulsé pourrait être simple coup d’épée dans l’eau. La vraie question à se poser reste alors à qui profite le crime ? à qui profite un texte creux, un Grenelle vidé de son sens ?
20:30 Publié dans Le petit bout de la lorgnette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, politique, biodiversité, réchauffement climatique, grenelle, co2



