28.07.2008
La mer se vide...
Les professionnels de la santé le recommande. Il faut, comme les fruits et légumes, mettre régulièrement du poisson à son menu. Oui, mais lequel ? WWF édite un petit guide du consommateur responsable. "Dépêchez-vous", avant qu'il ne soit trop tard. La polémique récente autour de la pêche au thon rouge est un prélude à ce qu'il pourrait rapidement advenir.
19:30 Publié dans Des nouvelles de Dédé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : surpêche, environnement, mer, poisson, océan, consommateur
20.07.2008
Protéger l'océan
Allongé face à l'océan, en séjour au bord de la salée, on en oublie presque que cette immensité si puissante est également bien fragile.
14:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : océan, mer, environnement, écologie, protection, vacances
12.07.2008
Tout simplement noyé
Les scientifiques sont claires. Le niveau des océans est bel et bien en hausse. Si tout le monde s’accorde sur le phénomène, les mesures réalisées laissent penser que les choses s’accélèrent. Découvrez si vous aussi, votre région sera bientôt sous les eaux.

Désormais, la mer monte de 3 millimètres par ans, alors que son « avancée » lors du siècle précédent n’était que de 1,8 mm, tant et si bien, que le niveau minimum précédemment fixé par les spécialistes est revu à la hausse. D’ici 2100, l'augmentation globale pourrait être au moins de 60 cm, mais des estimations plus pessimistes font peu à peu jour. Des régions entières pourraient ainsi disparaître. Certaines nations, comme les îles Tuvalu, ont d’ailleurs programmés leur disparition.
Etrangement, l’océan ne monte pas dans les mêmes proportions dans toutes les régions du globe. Ainsi, la Polynésie est bien plus touchée que les rives de la Mer Rouge. Mais cette différence devrait rester provisoire, à plus long terme toutes les terres seront exposées. Ceci s’explique en comprenant que ce qui provoque la hausse du niveau des océans ne se résume pas à une unique explication. C’est vrai, la fonte des glaces est souvent mise en avant. Le retour à l’état liquide des glaciers (la glace continentale) ne représenterait qu'un quart de l’élévation. A cela s’ajoute la fonte des glaces polaires de l’Arctique et Antarctique, mais dans une proportion que l’on a encore du mal à fixer. Enfin, la montée des mers est également provoquée par la dilatation des eaux. La température moyenne du globe étant plus importante, l’eau se réchauffe. Celle-ci va alors prendre plus de place, à l’image de ce qui se passe lorsque l’on met une casserole d’eau froide sur le feu. Peu à peu, les molécules d’eau vont s’échauffer, entrer en mouvement et pour ainsi dire avoir besoin de plus de place pour s’exprimer (en simplifiant). Ce phénomène vaudrait, pour l’heure à un quart de la hausse des océans.
21:18 Publié dans Climat, chauffe Marcel, chauffe... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, océan, montée des eaux, mer, climat, fonte des glaces
23.06.2008
"Thonthons" flingueurs
La pêche au thon rouge vient d'être suspendue. Suffisant ? Les "thonthons flingueurs" sont nombreux sur la planète...

Combien de temps reste-t-il à vivre au thon rouge ? Deux semaines avant la date officielle, la Communauté européenne a choisi d’entendre la voix des ONG en précipitant la fermeture de la pêche au thon rouge en méditerranée. Une bonne nouvelle à première vue qui cache cependant une réalité plus complexe. Si la surpêche menace en effet l’avenir du thon rouge, les fermes d’élevage, le manque de moyens pour contrôler les pratiques de pêche et l’engouement des consommateurs pour ce poisson sont aussi à prendre en compte.
A vrai dire, aujourd’hui personne n’est en mesure de chiffrer les prises réelles de thon rouge en méditerranée. Une chose reste certaine, les quotas fixés par la Commission internationale pour la conservation du thon en Atlantique Est sont très largement dépassés. WWF estime ainsi que pour 2004 et 2005, les prises ont atteint respectivement 45 000 t et environs 45 500 t contre les 32 000 t autorisées et qui permettraient le renouvellement de la ressource. Du moins officiellement car cette pêche, extrêmement lucrative fait l’objet d’un véritable marché noir. Pour échapper aux contrôles et amendes fixées en cas de dépassement des quotas, le thon pêché est souvent directement traité et préparé en mer, avant d’être chargé sur des bateaux clandestins destinés entre autre au marché japonais. Au bas mot, la pêche du thon serait estimée au minimum à 50 000 t. La situation est d’autant plus préoccupante que les zones de pêche traditionnelles sont peu à peu délaissées par manque de poissons au profit de « sanctuaires » où se reproduit l’animal. . Parallèlement, la flotte de pêche européenne s’avère trop importante, 627 thoniers-seneurs, au regard des stocks restants. Pour WWF, le nombre de ce type particulier de bateaux entourant les bans grâce à d’immenses filets de plusieurs hectares devrait être réduit de deux tiers. La France conteste cependant la décision européenne.
Pour palier ce manque de poisson, une nouvelle pratique fait peu à peu son apparition, la ferme d’élevage. Rien à avoir avec l’aquaculture habituelle où des espèces se reproduisant en captivité grandissent en enclos. Le thon rouge n’ayant pas révélé les secrets de sa reproduction, ne fraie pas en captivité. Pour garnir le cheptel, les fermes prélèves directement sur les stocks, des juvéniles pour ensuite les engraisser. Une ponction échappant totalement aux quotas et aux contrôles, accentuant la zone d’ombre planant sur les chiffres réels de prélèvement effectués chaque année. Cette pratique pèse un peu plus sur la reconstitution des stocks.
A l’origine du problème, apparaît surtout l’engouement des consommateurs, notamment Japonais, pour le thon rouge consommé en sushi. Les associations de protection de la planète envisagent d’ailleurs de jouer sur le public et leur pratique alimentaire pour sauver le poisson à défaut de décision ferme des autorités. Produit demandé, le thon rouge voit son prix s’envoler. Un spécimen de 200 à 300 kilos se négocie sur le marché officiel entre 20 000 et 30 000 euros. Autant dire que le thon reste une espèce très convoitée et représente un enjeu économique important pour les pays du pourtour méditerranéen. A moins que les consommateurs en décident autrement.
Pour aller plus loin :
20:45 Publié dans Le petit bout de la lorgnette | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, pêche, surpêche, thon, océan, mer


